Annonce d'une

bonne nouvelle ! (Marc 1,1-8)

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Sommaire

Préambule

Cette page est issue d'une courte prédication que j'ai dite le 8 décembre 2002, lors du culte dominical au Temple du Change.


Le texte

Commencement (du livre) de la Bonne Nouvelle de Jésus,

Rappelez-vous, il est écrit dans le livre de l'annonciateur Esaïe :

Jean survint dans le désert,

Alors vinrent à lui

Ils se faisaient immerger dans le fleuve Jourdain en reconnaissant publiquement leurs fautes.

Jean était vêtu (d'un vêtement tissé) de poils de chameau avec une ceinture de cuir autour de la taille. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Il proclamait :

Traduction par mes soins. Les mots entre parenthèses sont ajoutés pour une meilleure compréhension du texte hébreu.


Prédication

Commencement du livre de la Bonne Nouvelle de Jésus.

Celui qu'on appelle Marc nous annonce une bonne nouvelle. Vous savez sans doute que le mot "évangile" est une translittération du grec eu0aggelion composée de l'adjectif eu0 bon, bonne et a)ggelion nouvelle, message. Dérivé de ce dernier mot, on connaît "ange" qui désigne dans la Bible un "messager" de Dieu.

Donc une bonne nouvelle, mais quelle est cette nouvelle ?

La bonne nouvelle, c'est toute l'histoire racontée dans son livre, celle d'un homme, Jésus de Nazareth, né en Palestine il y a probablement 2 008 ans et mort assassiné légalement par les autorités politiques et religieuses de son pays.

La bonne nouvelle, pour Marc, c'est :

Donc une bonne nouvelle, mais pour qui est-elle bonne ?

Jésus, comme bonne nouvelle, a visiblement touché un certain nombre de ses contemporains parce qu'ils étaient dans l'attente. Ces juifs de Galilée et ceux de Judée étaient pieux et espéraient la venue de celui qu'ils appelaient Messiah, le Messie.

Ils attendaient une nouvelle situation

Les disciples de Jésus de Nazareth ont dit que tout ceci est arrivé. Certes pas du tout comme ils l'escomptaient, mais réellement. Ils ont vécu la présence de ce Jésus comme un changement radical, une conversion, telle que l'exigeait ce Jean qui immergeait dans le Jourdain de ceux qui reconnaissaient leurs fautes devant Dieu et devant les Hommes.

Les disciples ont reçu la bonne nouvelle parce qu'ils attendaient une bonne nouvelle.

Donc une bonne nouvelle, mais par qui est-elle arrivée ?

Marc fait dans ce premier verset de son livre une synthèse de qui était, qui est Jésus :

Marc nous l'affirme, ce Jésus était enfant de Dieu "uiou tou yeou" (uiou tou yeou), cet uios (uios) grec transcrit l'hébreu ben qu'on peut traduire indifféremment par enfant ou fils, et dans les deux cas soit charnel, soit spirituel.

Jésus était-il le fils unique, un enfant … parmi d'autres ? Marc ne le dit pas.

L'expression "Enfant de Dieu" n'était pas un nom réservé, on le trouve assez souvent dans la littérature israélite. Car tous les juifs, tous les croyants sont appelés à être fils de Dieu. Ou plus exactement à le devenir en se comportant comme des fils de Dieu, en agissant en tant qu'enfants spirituels de la divinité.

Vous savez, c'est un réflexe de s'extasier devant un bébé en le trouvant ressemblant à l'un ou l'autre de ses parents, en reconnaissant la bouche de l'un et l'oreille de l'autre. Le fils, la fille, est celui ou celle qui est situé(e) dans une descendance, une lignée, c'est celui ou celle qui est reconnu(e) à la ressemblance de ces parents, à l'image de son Père.

Ainsi en établissant la filiation de Jésus Marc nous renvoie au début de la Torah, en Genèse 1,26 où nous lisons "Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance". La boucle est bouclée, la fin de la première histoire, celle racontée dans les livres de la première Alliance permet de commencer une nouvelle histoire inaugurée avec la venue de Jésus et qui se poursuit aujourd'hui avec nous.

Être, devenir enfant de Dieu, c'est vouloir lui ressembler, chercher à agir comme Jésus l'a fait.

Mais encore ?

Aussi, permettez-moi, frères et sœurs, de vous poser deux questions doubles.

Pour recevoir une bonne nouvelle, il faut être dans l'attente.

Pour qu'il y ait une bonne nouvelle, il faut la dire.

Nous serons, en particulier, appelés à poser ces questions et à en proposer des réponses durant l'année prochaine 2003 dans le cadre de l'année de la Bible.


Cantique 232

Pour signifier l'acceptation de la demande de Jean-Baptiste, j'ai fait chanter le cantique 323 "Pour préparez le chemin du Seigneur".

Cantique 323 Préparez le chemin du Seigneur
 

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Date de création : 2 janvier 2003.
Dernière révision : 3 décembre 2003.
Dernière révision technique : 14 novembre 2007.
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