Les Malheurs de Job

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D'aucuns pensent que la Bible propose des histoires immorales … Ainsi, en serait-il des Malheurs de Job, lorsque le diable propose à Dieu de bousiller la vie de Job qui est un homme juste pour savoir, juste pour voir si Job garderait la foi en son Dieu après cette expérience.

Job, un homme juste ? Peut-être quoique …

On y voit au départ un homme relativement heureux,

Job un homme heureux ? … Peut-être quoique …

Lisons le début du texte : (Jb 1,1-5)

Job a eu sept fils et trois filles.

Jusque là rien de spécial … sauf que sept (sept fils) désigne la perfection et que le trois (trois filles) désigne la plénitude. Job est comblé par Dieu dans ses enfants.

Les gosses festoyent les uns chez les autres …

Cela prouve qu'ils sont majeurs et autonomes, chacun dispose d'un chez soi ; et assez aisés, ils festoyent et invitent leurs ami(e)s. Jusque là tout va bien ! … sauf pour Job.

Tous les dix festins (ou les sept, si les filles n'invitent pas), Job les fait venir pour les purifier.

Job pense que ses enfants adultes et autonomes dans la vie civile ne le sont pas pour leur vie religieuse, puisque lui le père se croit obligé de les inviter chez lui pour les forcer à un holocauste.

On peut s'interroger sur l'attitude de Job :

Dans les deux cas de figure. Job n'a pas réussi à transmettre à ses enfants sa relation avec son Dieu. Selon les critères juifs, il a tout faux.

De plus il fait ces holocaustes pour le cas où ses fils aient commis un péché. Job ne sait pas s'il y a une faute à purifier (dans le judaïsme, il n'y a aucun droit à offrir une purification par procuration), mais il fait cet holocauste "au cas où" ses enfants aient fauté (sans d'ailleurs pouvoir préciser la faute éventuelle).

Pour prendre une pratique catholique romaine, Job va se confesser à la place de ses enfants qui auraient peut-être eu une pensée douteuse.

Job me semble être un névrosé (il se lève avant l'aube :-> ), qui se complait dans une relation théorique de confiance en Dieu, mais qui n'a aucune confiance et aucun dialogue avec ses propres enfants. De plus, il les empêche d'avoir eux-même une relation religieuse.

Fondamentalement Job n'est pas un homme juste. Il a failli dans sa descendance.

Il sera alors facile au diable, c'est-à-dire au "diviseur" (en grec diabolov, dia-bolos) de s'immiscer entre Job et Dieu, entre Job et ses enfants pour détruire l'équilibre méta-stable entre Job et ses enfants, entre Job et Dieu, dans un contexte finalement a-religieux.


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Date de création : 23 décembre 2003.
Dernière révision technique : 14 novembre 2007.
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