Des ministères dans

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les Églises chrétiennes au cours des trois premiers siècles

Sommaire

Introduction à l'étude

Cette étude présente un point de vue sur l'évolution des ministères dans les Églises chrétiennes depuis Jésus de Nazareth jusqu'au concile de Nicée en 325.

Elle se limite à l'évolution du ministère des Douze se transformant en ministère des épiscopes. Les autres ministères seront examinés en lien avec les précédents.

Ce document constitue surtout une première étape, un inventaire de la documentation ; il n'est pas une analyse théologique sur le signification des ministères dans la relation des Églises avec Dieu. Je n'aborde pas les questions passionnantes des relations entre Églises et entre épiscopes, des conciles et de la primauté d'un parmi les évêques.

Je ne parle pas non plus de la question, pourtant principale, du ministère de l'ensemble de l'Église comme porteur de la bonne nouvelle dans le monde.

Les quatre pages qui suivent composent une étude technique, essentiellement de vocabulaire. L'interprétation globale sur les ministères dans les Églises premières et et sur les déformations qui s'en suivront relève de l'interprétation individuelle.


Remarques de vocabulaire

J'ai du se contenter de lire les traductions françaises des œuvres des Pères de l'Église ou des anciens, le plus souvent, il s'agit de traductions catholiques et c'est normal en raison de l'importance numérique de cette Église en francophonie. Cependant j'ai pu regarder de temps en temps les "originaux" grecs ou latins. Ce qui frappe rapidement est l'approximation des traductions soit par manque de prudence historique, soit par déformation volontaire ou par mauvaise foi.

Je ne sais qui a dit que traduire était interpréter ou même trahir. Il est regrettable que les traducteurs ne se méfient pas assez du vocabulaire utilisé et des concepts modernes qu'ils peuvent plaquer sur des textes anciens qui en sont éloignés. Ainsi "qui est élu (par tous)" devient "qui est choisi (par un)". Dans une même phrase, presbytre est traduit par prêtre (autour de l'épiscope) et par ancien (autour de Moïse), ... etc. De même il est franchement inopportun parsemer ses commentaires de "hiérarchie" et de "pouvoirs" quand les originaux n'en parlent pas, afin de justifier la réalité contestable d'aujourd'hui en déformant les textes fondateurs.

On ne devrait pas trouver dans les traductions françaises des textes des trois premiers siècles les mots "évêques", "prêtre", "sacerdoce" pour traduire le grec "épiscopos", "presbyteros", "leitourgia" qu'il conviendrait d'adopter des mots plus proches ou des translittérations comme "épiscopes", "presbytre" ou "ancien", "liturgie" pour éviter d'induire sur les communautés primitives une ecclésiologie postérieure de quelques siècles.

C'est ce que j'ai essayé de faire ici


Les ministères dans les temps apostoliques


Les ministères au tournant du premier siècle


Les ministères au cours de la seconde moitié du second siècle


Les ministères vus par les témoins du troisième siècle


Conclusion

Un historien de l'Église doit trouver les faits, les analyser dans leur contexte, expliquer les raisons des théologies et des organisations des Églises au long des siècles, donc expliquer les changements dont parfois les acteurs n'ont pas eu conscience ou dont on n'a plus la trace des motivations. Mais ce regard sur le passé ne peut avoir d'autre but que d'expliquer le présent et d'ouvrir les portes sur l'avenir.

Si l'Église a changé, c'est qu'elle doit encore évoluer. Si l'Église a adapté sa pratique et son discours pour signifier aux gens et dans les conditions de chaque époque Jésus de Nazareth, Dieu fait homme, mort et ressuscité pour donner à chacun le salut de Dieu, alors il faut encore adapter la praxis (pratique) ecclésiale en l'enracinant dans un aujourd'hui pour vivre le Christ demain.

L'historien religieux ne doit pas regarder le passé en étant passif, mais dire les possibles d'aujourd'hui en cernant les événements et le pourquoi des faits d'hier. Parmi des possibles, l'ensemble des chrétiens doit déterminer son avenir.

En ce sens ce document n'a aucune prétention à être un bon travail, il ne fait que rassembler des éléments de recherche pour voir la situation présente avec les yeux des chrétiens des premiers siècles qui ont su inventer des manières d'être chrétien en communauté et construire leur Église.

D'autres pistes seront intéressantes à parcourir :

  • l'évolution de la situation et de la foi du croyant ordinaire.

@ de cette page :
   http://jean-luc.dupaigne.name/fr/chr/ministeres_123_siecles.html
Date de création : 28 septembre 2003.
Dernière révision technique : 20 janvier 2005.
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