Thomas (et autres)

témoin(s) de la résurrection

Cette prédication a été donnée le ... au Temple de Die, dans la Drôme.

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Sommaire

Les textes bibliques

Pour ce culte, je me suis appuyé sur les textes bibliques suivants qui sont ceux proposés par le lectionnaire commune des Églises Chrétiennes francophones.


Actes 2,42-47

C'est un des "sommaires" qui scandent le livre en donnant un état de la communauté chrétienne balbutiante.

42 (Les croyants et les croyantes) étaient assidu(e)s à l'enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, au partage du pain et aux prières. 43 La crainte s'emparait (de chacune et) de chacun, et beaucoup de prodiges et de signes se produisaient par l'entremise des apôtres.

44 (Toutes celles et) tous ceux qui étaient devenu(e)s croyant(e)s étaient ensemble et mettaient tout en commun. 45 On vendait ses biens et ses propriétés, et on en partageait le produit entre tous (et toutes), selon les besoins (de chacune et) de chacun.

46 Chaque jour, on était tous (et toutes) ensembles assidu(e)s au temple ; on rompait le pain dans les maisons et on prenait (cette) nourriture avec allégresse et simplicité de cœur ;

47 Tous (et toutes) louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté (celles et) ceux qui étaient sauvé(e)s.


1 Pierre 1,3-9

Le début a une tonalité très Paulinienne quant au rôle de la résurrection du Christ dans le salut donné à chacune et à chacun.

Mais c'est plutôt la fin du passage qui fait le lien entre les trois textes du jour.

3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus le Christ qui, selon sa grande compassion, nous a fait naître de nouveau, par la résurrection de Jésus le Christ d'entre les morts, pour une espérance vivante, 4 et pour un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable, qui vous est réservé dans les cieux.

À vous 5 qui êtes gardé(e)s par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps.

6 Ainsi vous êtes transporté(e)s d'allégresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu'il le faut, attristé(e)s par diverses épreuves, 7 afin que la qualité éprouvée de votre foi -- bien plus précieuse que l'or périssable, dont on vérifie la pureté par le feu – se trouve être un sujet de louange, de gloire et d'honneur à la révélation de Jésus le Christ.

8 Vous ne l'avez pas vu, mais vous l'aimez. Maintenant même vous ne le voyez pas, mais vous mettez votre foi en lui et vous êtes transporté(e)s d'une joie indicible et glorieuse, 9 tandis que vous obtenez le salut comme aboutissement de votre foi.


Jean 20,19-29

La dernière lecture raconte un passage ultraconnu qui se déroule en partie le jour même de la Résurrection., et en partie huit jours plus tard

Selon l'évangile attribué à Jean, le matin même de la Pâque Marie de Magdale avait vu le Ressuscité, et le soir …

19 C'était alors le soir de ce même jour, le premier de la semaine ; les portes avaient été fermées, là où les disciples étaient assemblés, à cause de leur peur des Juifs,

Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit :

20 Ayant déclaré cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur.

21 Il leur déclara alors, de nouveau :

22 Ayant déclaré cela, il souffla et leur dit :


24 Or l'un des Douze, Thomas, celui qui était appelé Jumeau, n'était pas avec eux, lorsque vint Jésus. 25 Les autres disciples lui dirent donc :

Mais il leur déclara :

26 Huit jours après, ses disciples étaient de nouveau à l'intérieur et Thomas avec eux. Jésus revient, les portes ayant été fermées, et il se tint au milieu et déclara :

27 Puis il dit à Thomas :

28 Thomas lui déclara :

29 Jésus lui dit :

  • Parce que tu me vois, tu as confiance. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont eu confiance.

La Prédication

Frères et sœurs,

Xristov anesth ! alhqwv anesth !

Christ est ressuscité ! Oui il est vraiment ressuscité !

Actes

Le livre des Actes nous livre une histoire de la première communauté chrétienne. Les exégètes discutent à l'envie pour savoir si c'est une description fidèle ou romancée de l'assemblée primitive. Pour moi aujourd'hui peu importe, l'important est ce que cette Église dit sur elle-même, comment elle se raconte.

Les croyants

Les croyants, et les croyantes, accomplissaient régulièrement quatre actions indiquées dans le verset 42.

On était assidu à l'enseignement des apôtres ; c'est assez facile à comprendre, les apôtres devaient être passionnants à écouter, eux qui avaient suivi trois années durant Jésus sur les chemins de Galilée et de Judée. Et puis vous aussi, vous êtes assidu(e)s chaque dimanche au culte à écouter ceux et celles qui vous enseignent par la prédication.

On pratiquait la koinwnia fraternelle ; il ne s'agit pas de la communion à la Sainte-Cène, ce sera la troisième action qui suit. On aurait pu traduire par "association", mais il ne s'agit pas d'une association de malfaiteurs, plutôt d'une association de bienfaiteurs. Les croyants étaient alors activement solidaires entre eux ; probablement que les chrétiens Jérusalémites vivaient les uns chez les autres. Certainement ne sommes nous pas appelé(e)s à vivre la même chose, mais n'avons-nous pas à trouver les formes de solidarité qui seraient profitables à cette communauté ?

Au partage du pain les premiers chrétiens participaient régulièrement. C'est là la spécificité chrétienne de partager un repas en souvenir vivant de Jésus de Nazareth. Probablement ce n'était pas encore la Sainte-Cène codifiée que nous connaissons aujourd'hui, mais c'était un signe concret de partage entre tous les groupes ethniques, sociaux et culturels que formaient les croyants.

Les premiers croyants étaient aussi assidus à la prière, il s'agit de prières récitées ou improvisées ensemble, pas de prières dites en catimini, chacun chez soi. Ils étaient déjà chrétiens, mais pas encore calvinistes, aussi ne préféraient-ils pas prier discrètement chacun et chacune face à son Dieu. Ils priaient ensembles, elles formaient des groupes de prières.

La prière au temple de la Ville et le partage du pain dans les maisons des chrétiens sont répétés au verset 46. On apprend là que les prières se faisaient quotidiennement au temple de Jérusalem. Il s'agit donc de la participation au culte israélite ; la communauté chrétienne ne constituait pas encore une religion séparée, mais formait un courant spirituel du judaïsme comme il y en avait plusieurs autres.

Économie

Entre ces deux évocations de la vie religieuse de la première communauté chrétienne de Jérusalem se trouvent les versets 44 et 45 qui expliquent la koinwnia fraternelle annoncée en 42 : ils étaient ensemble et mettaient tout en commun. Et tout, ce n'était pas rien puisque les propriétaires vendent leurs propriétés pour distribuer l'argent à tous, selon les besoins de chacun.

On comprend que plus personne ne travaillait aux champs et que tout le monde passait son temps au Temple de Jérusalem à offrir des sacrifices et dans les maisons pour partager l'agaph, le repas fraternel.

En entendant cela, je suppose que la trésorière de l'Église salive de plaisir en pensant que sa difficulté à boucler le budget et à trouver l'argent nécessaire pour la cible est terminée.

On peut se demander si ce modèle économique a réellement existé ou si c'était un phantasme ; Luc, tant dans son évangile que dans le livre des Actes des apôtres parsème son récit d'histoires d'argent au point qu'on peut se demander s'il n'en faisait pas une fixation maladive.

De toutes façons cela ne peut pas avoir duré, ce serait-ce que parce que les biens à vendre étaient forcément limités ; et on sait que Paul a organisé plusieurs collectes en faveur de l'assemblée de Jérusalem. Les Églises locales ont beaucoup donné en faveur de l'Église mère pour remercier ceux et celles qui avaient été les premiers témoins et qui ont permis la transmission du message évangélique.

Témoignage, joie, car, parce que, pour effet

Frères et sœurs, je suis persuadé que nous aussi, nous donnons avec plaisir à la quête ce que nous décidons de donner !

Première lettre de Pierre

Le passage lu dans la première épitre de Pierre veut nous transporter d'allégresse (verset 6a). Plus exactement, il affirme que nous sommes transporté(e)s d'allégresse, c'est un présent de l'indicatif au passif. Il me semble que l'important est le présent : nous sommes dans l'allégresse … ou nous devrions l'être puisque Pierre le dit. Pourtant nous pourrions être attristé(e)s par les épreuves (6b).

Si nous sommes joyeux, ce n'est pas à cause de la situation internationale : on a vu plus gai que les dictateurs qui envoient des bombes sur leurs peuples et ce n'est pas le mariage d'un roi d'opérette qui peut nous distraire, ni la béatification d'un ecclésiastique conservateur qui peut nous donner du plaisir.

Nous ne sommes pas non plus joyeux à cause de la situation nationale : les appels à la peur et au rejet de l'autre lancés par nos dirigeants ne sont pas risibles.

Est-ce pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps (5b) ? Probablement pas, car si ce salut est prêt à être révélé, il ne l'est pas encore et ne sera dévoilé que dans les derniers temps, c'est-à-dire dans un futur pas forcément proche. Or le bonheur est affirmé au présent ; ce n'est pas l'annonce d'un salut futur, et hypothétique, qui donne la joie.

La seule antériorité dans le début du texte qui puisse être la source d'un contentement présent est énoncé dans la seconde partie du premier verset (3b) Dieu … nous a fait naître de nouveau.

Pour Pierre, nous, les chrétiens, sommes déjà né(e)s à nouveau, c'est déjà fait ; Dieu nous a fait naître est une phrase au passé. Nous sommes censé(e)s âtre des nouveaux hommes et des femmes renouvelées chaque jour et l'événement déclencheur de cette nouvelle naissance accomplie est la résurrection du Christ (3c).

Évangile selon Jean 20, 19-29

Thomas

Dans son évangile Jean indique trois fois, dont ici, que Thomas était appelé en grec didumov, c'est-à-dire "Jumeau". Thomas' est un prénom araméen tiré d'un adjectif qui veut dire Jumeau. Il s'agit d'un homme surnommé Thomas' en hébreu ou didumov en grec. En fait on ne nous dit pas son nom initial, même pas dans les autres listes des apôtres où Thomas est cité.

On ne nous dit pas de qui Thomas était le jumeau, le double. Peut-être était-il un boute-en-train dans le groupe des Douze, celui qui savait imiter le soir les personnages rencontrés dans la journée et apparaître ainsi comme leur jumeau. Peut-être suivait-il Jésus de très près, de trop près selon les autres qui le traitait de jumeau tant le jumeau reste proche de son frère ? Peut-être … Vous pouvez imaginer ce que vous voulez.

Pour moi, ce jumeau inconnu est tellement proche de mes doutes que je considère que l'évangéliste l'a utilisé dans cette histoire pour qu'il soit notre jumeau dans notre recherche du sens de la résurrection.

Thomas est mon jumeau quand je doute ; il exprime son refus de faire confiance au témoignage des disciples quand je n'ai pas confiance ; il exprime son incompréhension de la résurrection quand je ne peux pas imaginer que Jésus de Nazareth ait été renouvelé par Dieu et soit devenu son Christ à travers la mort qui nous guette tous. Mais aussi Thomas est mon jumeau quand dans la lumière du matin de Pâque, je reconnais le visage de mon frère et de ma sœur dans tout homme ou toute femme qui me donne l'occasion d'un partage.

Signes

Dans cette histoire, Thomas veut des signes concrets, des preuves ; il veut faire (voir la marque des clous, toucher les trous, mettre sa main dans la plaie du coté) alors que les autres disciples ont préféré être (ils ont contemplé, ils se sont imprégnés de la présence du Ressuscité).

Le second dimanche, le Christ proposera à Thomas de faire ce qu'il avait souhaité, mais le texte ne dit pas que Thomas ait mis le doigt et enfoncé la main. Le texte enchaîne directement sur son affirmation de foi Mon Seigneur et mon Dieu ; à quoi le Christ répond puisque tu m'as vu, et non pas puisque tu m'as touché. Ainsi, Jean nous dit que Thomas aussi s'est contenté de l'apparition du Christ sans le toucher, sans passer par une expérimentation physique.

Ainsi donc la foi de Thomas est basée sur cette seule vision du Ressuscité, exactement comme les autres le dimanche précédent, en voyant le Seigneur les disciples furent remplis de joie. Thomas et les disciples ont cru quand ils ont eu une perception du Christ Ressuscité, l'un et les autres dès la première fois.

Mais Thomas n'avait pas cru le témoignage des ses condisciples. C'est pourquoi il lui est dit de ne plus être sans confiance, mais d'être confiant ; il ne s'agissait pas, il ne s'agit pas, d'avoir ou non confiance en Christ, en la Résurrection, mais d'avoir ou non confiance dans la parole de ceux qui avaient déjà vécu cette confrontation.

C'est la même question qui se pose aux hommes et aux femmes du XXIème siècle, est-il possible ou non de croire qu'un homme mort il y a longtemps à Jérusalem puisse être vivant aujourd'hui pour celles et ceux qui le reconnaissent comme Seigneur ? Plus exactement, est-il possible de croire au témoignage des croyants avant d'avoir fait personnellement l'expérience sensible de cette présence ?

Photographier l'événement

Il se trouve qu'un de mes neveux s'appelle Thomas et qu'il est photographe professionnel. Je me pose la question suivante : si Thomas, mon neveu, avait été à la place du Thomas, un des Douze, que se serait-il passé ?

Si mon neveu Thomas avait été là, il aurait certainement photographié la scène ; mais la pellicule aurait-elle été impressionnée ? D'après le récit de Jean, Thomas lui a été impressionné par la rencontre avec le Ressuscité. Peut-être êtes-vous aussi impressionné(e)s par ce texte. Mais l'appareil photo l'aurait-il été ?

Et nous, sommes-nous impressionné(e)s par cet événement comme l'est un film photographique (enfin comme ils l'étaient avant les appareils numériques), impressionnés, c'est-à-dire transformés. Car la pellicule change de nature pour passer de l'état de rouleau brut sans signification à un négatif signifiant la scène regardée ; d'une certaine manière, la pellicule renait.

Si vous avez été impressionné(e)s et transformé(e)s, votre histoire ne peut pas, ne doit pas s'arrêter là, car il faut encore projeter le négatif sur une feuille de papier photographique pour que l'image soit véritablement révélée. Le projecteur, c'est l'Esprit de Dieu à l'œuvre dans le monde et le papier, c'est votre prochain à qui vous devez porter l'image du Ressuscité.

Revenons à ma question : qu'aurait montré la photo prise par Thomas ? Verrions-nous en gros plan uniquement le groupe des apôtres ou aussi au milieu un onzième … je n'ose pas dire "homme", le Christ ?

Autrement dit l'expérience de la Résurrection du Christ sensible et véritable pour les disciples était-elle réelle au sens d'un appareil photographique ou véritable dans le sens qu'a l'expression "présence réelle du Christ" quand on parle du partage de la Sainte-Cène.

Votre réponse sera à l'image de votre théologie. Et il y a beaucoup de demeures dans la maison de notre Père.

Notre résurrection

Ma résurrection

Les apôtres, les disciples de la première communauté ont fait une expérience particulière, celle de la résurrection du Christ. Mais il ne s'est pas agit d'un spectacle, d'un diaporama de photographies ou d'une projection de cinéma ; ils ont vécu une expérience spirituelle profonde, radicale qui les a envoyés porter le témoignage de la résurrection. De juifs apeurés, ils sont devenus chrétiens militants, ils ont participé à la résurrection du Christ.

C'est exactement à quoi nous sommes appelé(e)s, non pas à nous réunir ici dans ce temple en souvenir d'une mort ignominieuse et des événements bizarres qui ont suivi, mais à renaitre en Christ, ou plutôt à revivre en sa résurrection.

Mais que veut pouvoir dire pour nous aujourd'hui les verbes renaître et ressusciter peuvent-ils s'appliquer à nous humains du XXIème siècle ?

Renaissance, Résurrection

Pour procéder par comparaison, prenons les cas d'un homme qui est ingénieur commercial, il s'agite en permanence, il brasse des affaires, il se déplace sans arrêt, vivant du lundi au vendredi à l'hôtel et le week-end chez lui, enfin chez son épouse. Il ne vit pas pour lui, encore moins pour sa famille. Survint la retraite qu'il avait craint ; il décide de prendre le temps de s'occuper de son épouse, de ses petits-enfants dont il n'avait pas encore perçu la naissance. Il lit désormais et donne de son temps qui ne lui appartenait pas auparavant : un ou deux jour par semaine à l'Entraide Protestante de sa ville. Il renait, enfin ! Il est profondément changé, mais toujours le même individu.

L'autre exemple, c'est la Présidente du Front National. En 2012 elle s'est présentée aux élections présidentielles et a obtenu 1,5 % des voix. Après cette mort politique, elle se remet en cause et part vivre à Calais dans une caravane pour distribuer le soir la soupe aux réfugiés afghans qui tentent le passage de la Manche. Elle aide ceux parmi ces migrants qui le veulent apprendre le français pour qu'ils puissent s'installer en France. Voilà, non seulement elle renait par son changement de mode de vie, mais elle ressuscite par son changement de manière de vivre avec autrui.

Vous pouvez me dire que je rêve, que ce n'est pas possible ; mais après Pâque les disciples rêvaient-ils ? La résurrection de Christ, était-elle humainement possible ?

Résurrection collective

Mais hormis l'histoire de Thomas, les textes de ce jour ne portaient pas principalement sur des conversions personnelles, il s'agissait de comportements collectifs. Que pouvons-nous imaginer dans la nouvelle vie introduite par la Pâque ?

D'une manière générale le message biblique de la résurrection est qu'on peut agir autrement que ce qu'il semble normal et habituel de faire. Choisir de ne pas se laisser conduire jusqu'à une fin de vie, mais choisir une vie alternative.

Par exemple, la dernière crise a révélé les conséquences d'un certain capitalisme basé uniquement sur le profit financier. Une résurrection de l'économie pourrait passer par un changement de perspective, par la préoccupation de la satisfaction des besoins humains réels, par le pari du respect de notre écosystème et la réduction de notre emprunte écologique. Bref par un mode de vie économe qui sied tellement aux calvinistes que nous sommes, à nous qui avons la réputation de l'austérité parce que nous contenons intérieurement la joie que nous avons en Dieu.

Je m'arrête là car je n'ai pas à profiter de ma position pour faire un programme politique, je ne fais qu'en souligner l'urgence absolue au nom de la Pâque du Seigneur.

Mais vous aller trouver vous-mêmes bien d'autres idées pour être à votre tour apôtres de la Résurrection de notre Seigneur. Certains et certaines feront de grandes résurrections bouleversant leur vie, d'autres accompliront de petites résurrections en changeant telle attitude ou telle habitude. C'est en contrant les idées faciles d'une simple continuation sans peine que nous vaincrons les pulsions mortifères de ce monde.

Exhortation

Nous voici au terme de ce cheminement au travers ces textes relatant la présence du ressuscité auprès des Dix, puis des Onze avec Thomas, Si, comme Thomas désormais, vous croyez que Christ est véritablement présent dans la vie de celles et ceux qui ont confiance en Lui, soyez assuré(e)s que l'Esprit met en vous la puissance de sa Vie et vous donne la possibilité de participer dès aujourd'hui à sa Résurrection.

Que chacun et à chacune puisse trouve son chemin, c'est la grâce que je vous souhaite.

Amen !


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Date de création : 9 mai 2011.
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